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Description de l’enseignement
Par définition, une organisation regroupe un ensemble d’individus ou de groupes — caractérisés par des habilités, expertises ou compétences diverses et liés par des interdépendances multiples—, qui se réunissent dans le but de faciliter la réalisation d’un objectif commun. Ainsi, en tant que système social coordonnant le comportement des individus par le biais de rôles, de normes ou de valeurs (Katz & Kahn, 1966), une organisation est un groupe social structuré et déterminé ayant un impact psychologique sur ses membres (Haslam, 2004).
Ce cours sera consacré à étudier cet impact psychologique au travers de l’apport de la psychologie sociale, de ses théories et de ses méthodes, à l’étude et à la compréhension du fonctionnement humain au sein des organisations. Après avoir présenté les paradigmes dominants de l’étude des organisations, nous verrons en quoi une perspective psychosociale, mettant l’accent sur les aspects collectifs et catégoriels du fonctionnement organisationnel, permet de comprendre les comportements humains au sein des organisations. Nous étudierons les déterminants individuels, collectifs, organisationnels et culturels du comportement au sein des organisations. Cette perspective psychosociale sera développée au travers de différentes applications et au travers de différentes thématiques (p. ex., identité et organisations, motivation, leadership, pouvoir et autorité, santé et stress, comportements productifs et contre-productifs au travail, gestion du changement, …).
L’objectif principal de ce cours sera, à partir de lectures proposées par l’enseignant, complétées par des recherches personnelles et autonomes, d’engager une discussion et de partager des connaissances et expériences sur l’ensemble des thématiques du cours. Le cours a pour objectif de présenter les mécanismes sous-tendant les comportements humains, individuels et collectifs, au sein des organisations. Il privilégiera une réflexion critique et argumentée autour des thématiques proposées. Une approche basée sur des démonstrations scientifiques sera également privilégiée. L’enseignant est un expert de son domaine, la psychologie sociale, mais est ouvert à toute opinion autre, solidement argumentée.
Enseignant :
Nom : Fabrice GABARROT
E-mail : fabrice.gabarrot [at] ube.fr
Adresse :
Bureau R16
Laboratoire Psy-DREPI – Pôle AAFE
Esplanade Erasme – BP 27877
21072 DIJON CEDEX
Documents du cours : https://drive.google.com/drive/folders/1D1Oz4qvl3_DNeMsT_ECYHz48adiYls_a?usp=sharing
Pré-requis pour le cours
Intérêt et motivation, et un peu de connaissances en psychologie sociale. 🙂
Objectifs d’apprentissage
L’objectif de ce cours est de développer à la fois des savoirs et des savoirs-faire pertinents concernant le fonctionnement humain, individuel et collectif, au sein des organisations de travail:
- Développer une conscience de l’influence explicite ou implicite des déterminants sociaux du comportement humain au travail,
- Reconnaître l’influence de déterminants sociaux, interpersonnels, collectifs ou culturels, sur les situations de travail,
- Comprendre les processus psychologiques, individuels et collectifs, mis en jeu dans des phénomènes comme la productivité de groupe, le leadership, la gestion de la diversité, et le changement organisationnel.
Références Bibliographiques
En plus d’articles et chapitres distribués en cours, le cours se fondera principalement sur le livre suivant :
- Haslam, S. A. (2011). Psychology in organizations : The social identity approach (2. ed.). SAGE Publications.
- Haslam, S. A., van Knippenberg, D., Platow, M., & Ellemers, N. (Eds.). Social identity at work: Developing theory for organizational practice. New York: Psychology Press.
Présence et participation
La présence en CM n’est pas obligatoire, même si elle est attendue. La totalité des documents utilisés ou distribués pendant le cours sont/seront disponibles ici-même.
Plan du cours (en construction)
CM1 : Introduction : Identités et Organisations
- Chapitres 1 et 2 dans Haslam, S. A. (2012). Psychology in organizations: The social identity approach (2nd Ed.) London: Sage.
CM2 : Attitudes face au travail et satisfaction professionnelle
- ?
CM3 : Motivation et engagement : Comportements productifs et contre-productifs au travail.
- Chapitre 4 dans Haslam, S. A. (2012). Psychology in organizations: The social identity approach (2nd Ed.) London: Sage.
CM4 & 5 : Leadership et Pouvoir
- Chapitres 3 et 8 dans Haslam, S. A. (2012). Psychology in organizations: The social identity approach (2nd Ed.) London: Sage.
- Reynolds, K. J. & Platow, M. J. (2003). On the social psychology of power and powerlessness: Social power as a symptom of organizational division. In Haslam, S. A., van Knippenberg, D., Platow, M., & Ellemers, N. (Eds.). Social identity at work: Developing theory for organizational practice. New York: Psychology Press.
- Bettache, K., Travaglino, G. A., & Beattie, P. (2026). Redefining power in social psychology. British Journal of Social Psychology, 65, e70031. https://doi.org/10.1111/bjso.70031
(Suite à venir)
Evaluation
Sujet :
Expliquez comment l’approche de l’identité sociale peut éclairer la compréhension des phénomènes organisationnels et du comportement humain au travail. Commencez par définir les principes fondamentaux de l’approche de l’identité sociale. Ensuite, en vous appuyant sur les diverses théories et concepts abordés en cours ainsi que dans les différentes littératures académiques, analysez de manière argumentée comment cette approche enrichit notre compréhension du comportement humain dans le contexte professionnel par rapport aux autres paradigmes d’étude des organisations.
N’oubliez pas de définir les concepts et termes utilisés. Argumentez votre réponse en vous appuyant sur des travaux scientifiques et illustrez votre réponse en proposant des exemples concrets (type de structure, mises en œuvre précises proposées, limites possibles, etc.). Votre réponse devra être structurée et synthétique, et s’adresser à un public profane. Vous avez le droit d’avoir et d’utiliser vos notes.
Barème
- A (16-18) : La copie est exceptionnelle dans toutes les catégories de rhétorique, de style et d’usage correct. Elle est très originale, extrêmement bien développée, détaillée, fluide et convaincante. Elle peut comporter une ou deux erreurs superficielles.
- B (13-16) : La copie est de qualité, claire et intéressante qui n’est pas aussi originale dans sa conception ni aussi fluide dans son style qu’une dissertation A, mais elle est bien organisée, bien développée et démontre une bonne réflexion de niveau universitaire. Elle comporte quelques erreurs de surface, mais ces erreurs ne masquent pas le sens voulu par l’auteur.
- C (10-13) : La copie est ciblée, elle démontre la compétence d’un étudiant de première année à écrire et organiser ses idées, mais qui n’a pas l’originalité et l’aisance de la dissertation A, et le développement et l’organisation de la dissertation B. Les principales différences entre les copies B et C sont la qualité et la quantité de détails utilisés pour développer l’idée principale ou la thèse, ainsi que la sophistication et la pertinence du sujet choisi par l’étudiant. Les erreurs d’usage et de mécanique, le mauvais usage des mots et les phrases maladroites dans quelques sections sont plus visibles.
- D (6-10) : La copie est faible, mal organisée et manque de développement (détails) dans la plupart des sections. Elle s’éloigne également du sujet ou de la thèse (hors sujet). La structure des phrases est maladroite ; les mots sont souvent mal utilisés ; le sens, pour la plupart, n’est pas clair et les erreurs d’usage sont trop nombreuses.
- 0 : L’étudiant à rendu copie blanche, a plagié, ou a triché.
- Défaillant : L’étudiant n’a pas rendu de copie, ou a manqué à l’éthique universitaire.
Ethique, Fraude et Plagiat
Le plagiat peut être défini comme « l’acte de s’approprier la composition littéraire d’un autre, ou des parties ou des passages de ses écrits, ou les idées ou le langage de ceux-ci, et de les faire passer pour le produit de son propre esprit » (Black, 1979 p.1035). Ce concept s’applique avec la même force à tous les devoirs et contributions. Vous devez apporter vos contributions en classe et rédiger vos examens dans vos propres mots. Chaque fois que vous reprenez une idée ou un passage du texte d’un autre auteur, vous devez citer vos sources à la fois en utilisant des guillemets, le cas échéant, et en vous référant de manière appropriée, par exemple par des notes de bas de page ou des citations.
Voici des exemples de fraude :
- Plagier, copier ou tricher de quelque façon que ce soit,
- Remettre un travail dont on n’est pas, en tout ou en partie, l’auteur, exception faite des citations et références explicitement indiquées. On entend par travail un devoir écrit, une dissertation, un test, un examen, un rapport de recherche ou une thèse, que ce travail soit présenté par écrit, oralement ou sous une autre forme,
- Falsifier un énoncé ou une référence en l’attribuant à une source inventée,
- Présenter, sans autorisation écrite préalable des professeurs intéressés ou de l’unité scolaire intéressée, le même travail ou une partie importante d’un même travail dans plus d’un cours, ou une thèse ou un autre travail déjà présenté ailleurs,
- Utiliser pendant un examen la copie d’examen, ou le brouillon, d’une autre personne,
- Obtenir toute aide non autorisée ou justifiée par des raisons médicales ou de santé, qu’elle soit collective ou individuelle,
- Présenter des données de recherche falsifiées ou inventées de quelque façon que ce soit.
Intelligence artificielle générative : usages autorisés, éthiques et interdits
L’intelligence artificielle générative (IA) désigne des outils capables de produire du texte, des images, du code ou d’autres contenus à partir de requêtes formulées par un utilisateur. Leur usage dans le cadre universitaire soulève des enjeux éthiques spécifiques, non pas uniquement en termes de fraude, mais aussi en termes d’appropriation des apprentissages, d’autonomie intellectuelle et de responsabilité académique.
De manière générale, l’IA peut être utilisée comme outil d’assistance à l’apprentissage, mais ne doit en aucun cas se substituer au travail cognitif attendu de l’étudiant. Le critère central n’est donc pas l’usage de l’outil en tant que tel, mais la question suivante : l’IA soutient-elle l’apprentissage, ou s’y substitue-t-elle ?
Usages de l’IA autorisés et considérés comme éthiques (sous réserve de transparence)
Sont considérés comme autorisés, dès lors qu’ils ne remplacent pas le raisonnement, l’analyse ou la production personnelle de l’étudiant :
- Utiliser une IA pour clarifier la compréhension d’un concept, reformuler une définition, ou obtenir des explications alternatives à celles du cours ou des lectures.
- Utiliser une IA comme aide à la structuration (par exemple : organiser un plan, reformuler un titre, proposer des pistes de clarification), à condition que le contenu final soit rédigé de manière autonome.
- Utiliser une IA comme outil de relecture linguistique ou stylistique (orthographe, grammaire, clarté rédactionnelle), sans modification substantielle du raisonnement ou des arguments.
- Utiliser une IA pour explorer des pistes bibliographiques ou méthodologiques, à condition que les sources soient ensuite vérifiées, lues et mobilisées de manière critique.
- Utiliser une IA comme support réflexif (par exemple pour tester une idée, confronter un argument, identifier des limites), sans reprise directe de contenus générés.
Dans tous les cas, l’étudiant reste pleinement responsable du contenu remis et de sa conformité aux exigences académiques.
Usages de l’IA interdits car entravant l’apprentissage
Sont considérés comme non autorisés, car constituant une entrave directe à l’apprentissage et à l’évaluation des compétences :
- Faire générer par une IA tout ou partie d’un devoir, d’un rapport, d’un essai, d’un examen ou d’une production évaluée, puis le remettre comme un travail personnel.
- Utiliser une IA pour produire des réponses lors d’un examen ou d’une évaluation censée mesurer des connaissances ou compétences acquises individuellement.
- Reformuler superficiellement un texte généré par une IA afin de masquer son origine, ce qui constitue une forme de contournement des exigences académiques.
- Utiliser une IA pour analyser des données, interpréter des résultats ou formuler des conclusions à la place du travail intellectuel attendu.
- Déléguer à une IA des étapes centrales du raisonnement (problématisation, construction de l’argumentation, discussion critique), même si le texte final est partiellement retravaillé.
- Utiliser une IA sans en comprendre les contenus produits, ni être en mesure de les justifier oralement ou par écrit.
Ces usages sont considérés comme problématiques non seulement du point de vue de l’intégrité académique, mais surtout parce qu’ils compromettent l’acquisition des compétences visées par la formation.
Principe général
L’usage de l’IA est acceptable tant qu’il accompagne l’apprentissage ; il devient problématique dès lors qu’il s’y substitue. En cas de doute, il appartient à l’étudiant de demander explicitement si un usage donné est autorisé dans le cadre d’un enseignement ou d’une évaluation spécifique.
Toute utilisation de l’IA qui contrevient à ces principes pourra être assimilée à une forme de fraude académique et traitée comme telle.

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